Le Phare de Contis
Construit en 1862 sur décret de Napoléon III, il a été érigé à près d’un kilomètre de l’Océan, sur une dune de 12 mètres, ce qui avec sa tour de 38 mètres, hisse sa lanterne à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est le seul phare ainsi situé.
Les fondations et le corps de la colonne sont en garluche, pierre ferrugineuse de la région. Les ouvertures et le couronnement sont en pierre de Saint Savinien. On accède à la coupole par un escalier en fonte de 183 marches.
Le Phare a été mis en service pour la première fois dans la nuit du 19 au 20 décembre 1863. A l’origine tout blanc, il a été, dans les années trente, repeint avec une bande en vis d’Archimède s’enroulant ainsi autour de la construction, suivant en cela l’idée d’un peintre juliennois Bellocq, dit « Menoune », bien connu en son temps. C’est ce qui en fait sa deuxième originalité.
En novembre 1873, le phare résiste à un fort tremblement de terre. Le 21 août 1944 à 15 heures, le phare échappe de peu à sa destruction, seule sa lanterne sera bombardée par les allemands. C’est Gabriel Brouste, entrepreneur à Saint Julien en Born qui procède à tous les travaux de remise en état dès 1948.
En 1950 débute la construction d’un bâtiment attenant à la base du phare, destiné à abriter l’appareillage électrique, le système d’éclairage est donc électrifié par une lampe de 1500W en 1951.
En 1956, on réduit la puissance de la lampe et on mit en place des projecteurs éclairant le fut du phare afin que les oiseaux, éblouis, n’aillent le percuter. C’est la fin de la chasse à l’épuisette…
Aujourd’hui, c’est une lampe halogène de 180W qui permet aux navigateurs de se repérer.
En 1956, on réduit la puissance de la lampe et on mit en place des projecteurs éclairant le fut du phare afin que les oiseaux, éblouis, n’aillent le percuter. C’est la fin de la chasse à l’épuisette…
Aujourd’hui, c’est une lampe halogène de 180W qui permet aux navigateurs de se repérer.
Les premiers gardiens sont originaires, le plus souvent, de la région. Ils s’appelaient Sourgens, Salles, Tauzins, puis, Laguzan, Donesse, Cazauban… Ce sont ensuite deux contrôleurs, formés à l’école de Brest, qui assurent le fonctionnement du phare, assumant des permanences de 24 heures. Aujourd’hui, le phare fonctionne seul, automatiquement, il n’y a plus de gardien.
Seul phare des Landes, le spectacle du sommet de la tour, vaut bien l’effort de gravir ses 183 marches. L’immensité s’étend devant vos yeux : deux océans rejoignent l’horizon. L’un est bleu, l’autre est vert, entre les deux, un long cordon de sable fin et de dunes. Immensités angoissantes et magiques à la fois : l’océan et la forêt.
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